Hervé PILLAUD | Vivatech : les présents et les absents !
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Vivatech : les présents et les absents !

Vivatech : les présents et les absents !

Du 24 au 26 mai s’est tenue à Paris la troisième édition de VivaTechnology. 100 000 visiteurs 8 000 entreprises présentes, des centaines de speakers et des innovations en veux-tu en voilà. Olivier Ezratty en a tracé la scorecard, retrouvez là ICI. Ce qui m’a le plus marqué est d’un autre ordre, c’est l’affichage offert par des grands groupes et par des collectivités aux start-up.  

Une nouvelle approche de la collaboration

La communion entre grands groupes, collectivités et start-up était réelle ouvrant la voie des communs à de nouvelles formes de collaboration. Pour citer quelques exemples : la RATP, la SNCF ou encore La Poste y ont ouvert leur stand à des jeunes pousses qu’elles accompagnent et qui travaillent sur la mobilité ; la région Auvergne Rhône-Alpes regroupait sur son stand pas moins de 32 start-up travaillant sur l’Agtech et la Foodtech ; des groupes de luxe comme Loréal ou LVMH hébergeaient des start-up travaillant sur l’excellence française. Les géants de l’IT tel Microsoft avaient également des start-up sur leur stand. L’accompagnement par les collectivités est quelque chose de naturel mais voir les grands groupes mettre le pied à l’étrier à des jeunes pousses l’est moins. Certes rien n’est jamais vraiment désintéressé mais une nouvelle manière d’aborder le partenariat entre grands groupes et startups a été affiché à Paris en cette fin de mois de mai. Ceux qui n’ont pas jugé bon d’être de ce mouvement ont eu tort.

Ces absents, qui sont-ils ? J’ai cherché en vain les organisations consulaires ; quid des Chambres de commerce et d’industrie, des Métiers ou d’Agriculture censées accompagner la création d’entreprise. Les nouvelles entreprises s’installeraient-elles sans leur appui au risque au risque de les reléguer au simple rôle de Centres de formalité et d’enregistrement ? La réponse est « non » bien sûr, mais ne pas avoir pris la dimension de ce qui se met en place est une erreur qu’il est encore temps de réparer. J’ai également cherché en vain la région qui m’est chère ; nos cinq départements des Pays de la Loire bénéficient tous de labels Frenchtech. Le dynamisme de nos collectivités, de nos universités, de nos incubateurs en matière d’accompagnement n’est plus à prouver, il nous a peut-être simplement manqué la volonté de faire ensemble et de pouvoir ainsi montrer au monde entier notre savoir-faire… dommage !

DE #digitalafrica à #vivagrifood

J’ai été acteur de cette collaboration fondée sur les communs à deux occasions lors de ce salon : d’abord pour le lancement de Digital Africa jeudi 24/05 sous la responsabilité de l’AFD puis pour porter Agri Startup Summit et le LFDay vendredi 25/05 en collaboration avec Business France. Digital Africa est né de la volonté du Président de la République d’apporter notre pierre à la transformation digitale de l’Afrique, de transformer un défi en opportunité en portant l’ambition de faire du numérique un nouveau commun. Notre ambition avec #digitalafrica est de transformer en programme les initiatives digitales africaines, de labéliser des évènements en Afrique mais également en France, en Europe et partout dans le monde, d’accompagner l’installation de Farm-Labs au cœur de la ruralité africaine. Sous l’égide de l’AFD c’est une nouvelle aventure qui commence, j’y porterai l’ambition du développement du numérique dans le domaine agricole. En matière de collaboration, l’autre agence publique qu’est Business France a ouvert son stand à des initiatives valorisant les programmes dans lesquels elle est partenaire. C’est ainsi que vendredi après-midi nous avons pu faire stand commun avec InVivo Invest, Wine tech, la Ferme Digitale et Agri Startup Summit pour un focus agri/agro. Sans que nous ne nous soyons vraiment concertés auparavant, nous avons porté ensemble une ambition #vivagrifood mettant un pied dans une porte qui ne se refermera pas. 

Il s’est véritablement passé quelque chose à Vivatech. La France a montré une image positive de ses capacités d’innovation et surtout de la capacité commune d’entreprendre ensemble. C’est ce même esprit qui nous animera le 12 juin 2018 pour le LFDay. Nous y retrouverons la même volonté de faire ensemble. En matière agricole et alimentaire la France n’a rien à prouver en matière d’excellence, nous allons pouvoir démontrer qu’il en va de même en ce qui concerne l’innovation et la capacité à faire ensemble dans un secteur d’activité où les communs dépassent largement le secteur du numérique. En attendant Vivatech 2019, ceux qui n’ont pas saisi l’opportunité d’être acteurs d’une démarche nouvelle pourront toujours se rattraper en participant au LFDay le 12 juin. Nous vous y attendons !   

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