Hervé PILLAUD | Sortir l’écologie des radicalités de posture
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Sortir l’écologie des radicalités de posture

Sortir l’écologie des radicalités de posture

L’écume des choses a-t-elle pris le pas sur le fond ? L’environnement est une question majeure, mais si tout cela n’avait pas simplement pour but de nous rassurer sans vraiment nous déranger ? Si finalement les efforts demandés n’était qu’un rite sacrificiel demandé à certain pour permettre à la grande majorité du bon peuple de passer le cap des changements inéluctables en douceur ? Tout cela ne serait-t-il que postures ?

Si nous avons eu un des étés les plus chauds des 50 dernières années, ces derniers jours sont tous aussi chaud en déclarations médiatico-politique sur le sujet de l’environnement.

Au début du mois d’août le désormais ex ministre des transitions écologiques a déclaré la guerre aux pesticides avant de démissionner à la première alerte. Depuis, comme pour s’excuser de ne pas avoir pu empêcher cette démission, il n’y a pas un ministre, un député de toute tendance, un responsable d’ONG qui ne se gaussent des bienfaits qu’auront les interdictions d’utilisation des néocotinoïdes et du glyphosate par les paysans français sur les sols, les plantes et surtout sur la santé de leurs concitoyens. Interdire d’utiliser des emblèmes d’une industrie chimique nauséabonde, stigmate d’un capitalisme dépassé se transforme en victoire politique définitive. L’affirmation du courage politique nécessaire à une telle décision marque du sceau de la notoriété une femme ou un homme responsable. Chacun y va de ses mots, de ses phrases plus obséquieuses les unes que les autres dans des médias qui, sans ambages, enchainent à longueur d’antenne les appels à la conscience et les publicités appelant à consommer.

Telles sont les radicalités de postures empreintes de solennité médiatique qui ont marqué la chaleur de l’été sur fond de réchauffement climatique bien réel.

Tout cela est-il bien sérieux ? Posons-nous la question de l’impact réel de ce qui est dit et même de ce qui est fait : supprimer tel ou tel pesticide aura-il un impact sur la santé des gens si on laisse venir dans nos ports des denrées n’apportant pas les mêmes garanties ? Pire, nous sommes-nous posé la question de l’impact de ces importations sur d’autres régions du globe ? N’allons-nous pas provoquer des dégâts bien plus préjudiciables loin de nos yeux ? Tartuffe se drape de vert pour ne voir qu’une réalité de façade. Combien de temps cela va pouvoir durer ? Passerons-nous un jour de radicalités de postures à une transition écologique responsable ?

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